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UNIS : Entre nous onze se sont tissés des liens très forts. Originaires des quatre coins de la France, nous connaissant à peine avant le départ, on a appris à se découvrir, à sécouter, à se soutenir, à sapprécier surtout. Cinq lycéens burkinabés ont partagé cette aventure formidable avec nous, le groupe sest rapidement soudé. Chacun de nous a aussi beaucoup appris sur lui-même. Jaccepte aujourdhui des détails du quotidien, des imprévus, avec plus de légèreté et de souplesse. Je rentre mûrie de ce voyage.
VOYAGE : Après quatre semaines en brousse, nous avons quitté le village pour aller voir du pays. Bus cahotant jusquà Bobo. Deux jours très reposants à flâner dans le marché de la ville ( marchandage ), avant de repartir pour Ouaga, ville de contrastes où la misère crie à chaque coin de rue. Arrivés au Burkina le 29 Juillet sous le soleil, nous avons pris lavion du retour sous la pluie et le cur serré le 31 Août.
WARI : " Brique " en nouni. Nous avons organisé un match de foot contre une autre équipe de jeunes Français bénévoles. Notre cri de ralliement : " Aké wari ! Aké wari ! Pékoulou ! " ( Prends une brique ! Prends une brique ! Des cailloux ! ). Sur le chantier, je fais bien rire Jacques, le maçon en râlant, à chaque fois quil faut déplacer des parpaings : " Wara dou ! " ( les briques sont lourdes ! ).
XENOPHILE : adj. et n. ( gr. xenos, étranger, et philos, qui aime ). Qui aime les étrangers.
YDON : Se trouve à mi-chemin entre
Ouaga et Bobo.
ZNABOU : A longtemps hésité avant de mettre sa main dans celle que je lui tendais, de monter sur mes genoux. Je pense chaque jour aux enfants de Ydon, et tout particulièrement à elle.
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